Optimiser la captation des données
Une stratégie frugale repose sur la collecte des données essentielles, sans excès. Il s’agit alors de répondre aux questions « Quelles données suffisent à répondre à mon problème ? » et « Quels capteurs choisir et comment les paramétrer ? ».
Par exemple :
- Sélectionner les bonnes données : Comme évoqué, il s’agira ici de se concentrer sur la collecte des données nécessaires au projet uniquement. En effet, accumuler une quantité excessive de données peut rapidement entraîner une explosion des coûts de stockage et de maintenance. À l’inverse, limiter la collecte de certaines informations expose au risque de devoir les récupérer ultérieurement, une démarche souvent onéreuse, chronophage et complexe.
- L’utilisation de capteurs adaptés : Il s’agira d’optimiser la captation en réfléchissant au nombre de capteurs nécessaires, au type de capteur adapté et à leur juste positionnement. Par exemple, les capteurs d’événements sont souvent une bonne solution car ils peuvent réduire les consommations d’énergie en n’enregistrant que lorsqu’un changement significatif est détecté.
Découvrez plus loin dans cet article le cas concret du suivi des données de pâturage au travers le projet Chronopature, mettant en pratique ces deux concepts d’optimisation des données.
Réduire l’impact des flux de données
Le choix des technologies réseau joue un rôle crucial. Les réseaux LPWA (Low Power Wide Area – réseau étendu à basse consommation) comme LoRaWAN ou NB-IoT, qui consomment peu d’énergie, deviennent des alternatives efficaces aux réseaux cellulaires classiques (3G, 4G, 5G) et aux réseaux de communication de proximité (Wi-Fi et bluetooth).
Ces technologies permettent :
- Un transfert minimal des données : seules les informations essentielles transitent, évitant un recours massif à des infrastructures énergivores.
- Des cas d’usage variés : par exemple, le suivi de paramètres environnementaux (température, humidité) dans des bâtiments agricoles ou sur le terrain.
- Réduction de la consommation énergétique : conçus pour des communications à faible puissance, ils prolongent la durée de vie des capteurs (plusieurs années) et réduisent les besoin en maintenance.
De plus, les modèles d’intelligence artificielle embarqués sur des capteurs (Edge Computing) permettent de traiter localement les données sans recourir à des infrastructures lourdes.
Gérer efficacement le stockage
Les data centers, bien que plus performants, peuvent consommer énormément d’énergie inutile s’ils ne sont pas bien optimisés. Voici donc quelques bonnes pratiques :
- Éviter de stocker l’inutile : supprimer les données brutes après traitement pour limiter l’encombrement.
- Adopter des stratégies d’archivage intelligent : ne conserver que les données à forte valeur ajoutée pour des analyses futures.
Exploiter les données de manière ciblée
Dans le cadre de la frugalité numérique, l’analyse de données repose sur des modèles légers mais performants.
Ainsi, il est recommandé de privilégier des algorithmes simples comme le transfert learning ou le few-shot learning pour limiter les besoins en calcul notamment lors de l’entrainement des modèles d’IA.
Par exemple : grâce à une fragmentation intelligente des données, il est possible de prédire l’état de santé des animaux en se basant sur des critères morphologiques clés.
Pour en découvrir plus à ce sujet, visionnez-le replay de notre webinaire !
Concevoir des interfaces éco-responsables
- Des applications natives bien pensées permettent de réduire les ressources nécessaires. L’accent est mis sur :Des designs épurés et optimisés, sans animations superflues.
- L’utilisation des éco-indicateurs pour évaluer l’impact énergétique.